Ils rient, s'amusent, insouciants, inconscients et je souris, sans le vouloir, mes zygomatiques sont juste contractées.
Les portes des chambres noires de la maison de mon inconscient s'ouvrent et emplissent mes surfaces cérébrales de
nuages toxiques.
Mes yeux plongent dans un halo de lumière et s'y aveuglent, intégrant des images qui me hantent.
Je disparaît, l'espace d'un instant, dans l'obscurité des stromboscopes, et mes yeux n'en peuvent plus de
cracher les gouttes de mascara, ce sang noir qui en découle.
Mon coeur s'essoufle et mon souffle se fait de plus en plus saccadé.
Mon cerveau se désoxygénise. Ma peau se déshydrate. Mon coeur se déchire. Je dégringole.
Je deviens paranoïaque, désillusionniste, j'observe et clairement je deviens folle.
Ma folie n'a pas de limite et pourtant j'ai l'impression d'être tout ce qu'il y a de plus normal.
Je n'ai plus la lumière dans les yeux, elle éclaire quelqu'un d'autre à présent.
Qui sera le prochain ?

